Pierre Warrant
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Calligraphie du Silence

Intérieur du Silence
​ne pas se dérober au paysage.
habiter la lune et l'ombre.
 
lancer l'empreinte de ses filets
là où s'allongent les silences.
 
s'asseoir sur les nuages
et croire à l'étendue du ciel
 
comme au soleil 
comme au matin
 
comme au feuillage 
lorsqu’il révèle 
 
la ligne de l'automne
celui à qui l’on parle
 
et qui n'est autre 
que soi-même.
 
le monde commence 
aujourd'hui.

​intérieur du silence. 
des mots 
figés comme des pierres  
respirant à ne tenir à rien    
ni pressés ni enchaînés à aucun but
respirant de seulement respirer.

on se demande 
pourquoi l’attente ?
pourquoi cette souffrance 
la chair blessée 
le ciel    le chant des morts ?

intérieur du silence. 
 
extrême solitude.
les bruits du monde
s’éteignent comme des sources.
le temps s’arrête 
et dans l’espace plus rien ne crie.    
 
on voudrait croire 
que tout s’éclaire. 
on pleure    on prie.      
on aime 
comme on chante.  
Silence des Solitudes
​une feuille tremblante 
de n’être plus le vent 
et pas encore la terre.
 
elle contient l’arbre.
une joie limpide la garde
et rien ne pleure à ses côtés.
 
on la découvre
instant du geste d’abondance
fragment d’un Tout
 
forgeant sa liberté
d’un jour n’être 
qu’elle-même.
​craquement de la glace
la main d’un guide
un regard de nuages.
 
quelques cloisons abolies
et l’accès 
à l’immense
 
pour s’y fondre
en cendre d’étoiles
et poussière d’ignorance.
Au delà du Silence
​les couleurs chantent.
les enfants rient sur les marchés.
les langues ont déniché des mains.
 
rien ne s’absente 
auprès des fruits et des fontaines 
et tout remue après la nuit
 
lorsqu’on trébuche dans le sommeil
entre deux larmes
deux lèvres  
 
et toutes ces choses 
qui ne veulent pas 
périr encore. 
​un feu 
pour moins de cendre que l’oubli.
 
quitter serait-ce nous trahir
comme on se couvre d’un mensonge ?
 
chercher plus loin    
dans le sanglot des branches.
 
se rappeler 
le nom de tous les noms.
 
relier  ruisseler  
combler la page 
 
comme pour accroître la présence
d’autant d’étoiles que la nuit.
 
dedans   
dehors
 
rien ne s’efface 
ni ne se rompt.
 
on pourrait croire au ciel tout entier 
au cri lointain d'une femme
 
et la lumière lui ressemble.
 Tous droits réservés - Copyright PierreWarrant
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